Qui gâcherait mes journées, qui pourrissait mes nuits, me tenant éveiller de longues heures maudites, de longues heures de torture où j'aurais pu trouver un peu de répit, qui décolorait l'aube et le ciel, plombait les musiques les plus gaies, changeait les airs de danse en marche funèbres, les films comiques en tragédies grecque, la nature en désert et mes rêves en poussière. C'était comme une fièvre, une mauvaise défonce, une crise de manque, cette faim impossible à assouvir dont j'étais possédée.

